Créations littéraires et audio

2016

La boutique des contes de l’arbre en bois

pour aller plus loin

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Mes premiers contes dont la fonction est de vous aider à élargir votre conscience ont été mis en musique et sont illustrés par des artistes dont je vous laisse découvrir les talents.

Régulièrement, un nouveau conte sera mis en ligne et rendu disponible à l’achat pour compléter votre audiothèque.

2014

Mon manuscrit “La loba” a été sélectionné parmi les 10 demi-finalistes du concours ci-dessous. Il ne fait pas partie des finalistes, mais s’ouvre pour lui, un avenir dans le monde de l’édition.

Sélection (demi finalistes et finalistes)

(octobre- novembre 2014)

PRIX LITTÉRAIRE

INTERNATIONAL INDÉPENDANT

Deuxième Édition 2014

En mémoire de Irène Némirowsky

Premier Prix: promotion à l'étranger

 

 

 

2011

Dans le cadre d’un atelier d’écriture de contes tout public animé dans le musée de la cordonnerie à Alby-sur-Chéran, Haute-Savoie, (F)

La véritable histoire des cordonniers d’Alby (extrait)

 

L’on raconte que dans un temps maintenant éloigné où les cuves au bord du Chéran étaient en pleine activité, qu’un jeune homme d’affaires, indélicat et opportuniste, né d’une déesse et d’un ogre, visait à enrichir ses terres et ses propriétés sans pouvoir ne jamais s’arrêter.

Beau comme Narcisse, fort comme Ulysse et doté de l’intelligence des êtres les mieux inspirés, celui-ci avait également hérité des traits les plus sombres de son père. Aussi, avait-il besoin de mettre la main sur tout ce qui n’était pas encore sous l’emprise de son pouvoir ou, plus précisément, tout ce qu’il pouvait se mettre sous la dent. Car là était bien le problème, il avait la dent longue. D’ailleurs, c’est ainsi qu’on l’appelait :
« Dent longue » (...)

Atelier d’écriture et de création de contes à Alby-sur-Chéran (F)

Patricia Rosselló, juillet 2011

2010

1er prix ex-aequo concours Alliance Française, Genève

Incipit : Aragon

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

 

Clopin-clopant

Trépignant sur les trottoirs

Soufflant la fumée dans le noir

Y’a plus qu’dehors pour passer le soir

Dedans, c’est méga contraignant

 

Boiteux-boitant

A pied, en tram, boulot, dodo

En scoot ou à vélo

’tention derrière aux coups d’couteaux

La rue c’est devenu méchant

 

Starlettes, vedettes

’ veulent tous un statut

’ se sentent pas reconnus

Mais quoi t’as bu !

Tu vois pas ? C’est du talent de midinettes

 

T’es seule, t’as pas d’mec

Inscris-toi sur la toile

Dénude-toi, ôte le voile

J’te plais pas, mets les voiles

La société, ça consomme sec

 

Quoi, t’as cinquante ans ?

Facile, on te jette, on restructure

Ôte tes rides, modèle, refaçonne, manucure

Voilà. T’as l’air tendue comme une peinture

T’es « in », prête pour jouer les « adulescents »

 

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

 

Mais non c’est un cauchemar

Comme tu es ringard

Il y a bien longtemps que les hommes n’ont plus ce regard

Vois, tu ris, tu vis, tu respires, est-ce que tu te prives ?

 

Toi, tu es différent, tu prends le temps

Tu marches clopin-clopant

Tu humes le vent

Tu connais le pour et le contre de chaque instant

Tu apprécies chaque moment

 

Dans la balance de ton cœur et de ton esprit

Tu mesures le poids de tes choix

Tu inspires la vie, tu suis ta voix

Plus tu avances, plus ta nature s’accroît

Boiteux-boitant, tu as réussi à changer ta vie

 

Et c’est ainsi que des hommes vivent !

 

Patricia Rosselló, mars 2010

 

Un week-end où le monde s’est arrêté de tourner !

Lettre ouverte au Volcan Eyjafjöll

 

Merci à toi élément de la terre

De nous rappeler à ta manière

Que derrière le feu, les cendres et le débordement des rivières

Il existe un espace grand ouvert

 

Le temps d’un week-end, des Hommes ont perdu leur place

Mais des milliers d’oiseaux ont retrouvé leur espace

Ainsi, tu nous rappelles qu’à la prochaine fonte des glaces

On pourrait bien perdre nos châteaux, nos palaces

 

Tu nous démontres que l’Homme en s’arrêtant

Retrouve ce qu’il fuit depuis longtemps

Et oui, le temps !

L’homme a peur, cher volcan

 

Grâce à toi, le temps d’un soupir, les rythmes effrénés se sont arrêtés

Tu nous as offert un instant de répit pour penser

Penser à l’idée que nous pourrions récupérer notre tranquillité

Et peut-être bien aussi notre Dignité

 

En refusant de fuir nos responsabilités et de continuer à nous taire

En nous rappelant que nous sommes les Gardiens de la Terre

Que cette mission nous l’avons enfouie au fond d’une tanière

Et qu’elle nous revient à la face comme un polichinelle sorti de terre

 

Et si nous nous réveillions nous aussi ?

Si nous arrêtions de nous leurrer ? Car la princesse endormie

N’est autre que nous-même et nous berçons notre conscience avec cette fichue manie de croire qu’un jour un prince viendra nous réveiller de l’oubli

Mais le prince, c’est nous aussi et ça, nous l’avons omis

 

Alors Eyjafjöll ?

Et si nous nous donnions des ailes pour prendre ce nouvel envol ?

Et si nous les Hommes étions sur terre comme une première étincelle, une petite luciole ?

Tu penses ? Encore une idée folle !

 

Patricia Rosselló – avril 2010

2006  

"Tibus et ses compagnons", conte pour enfants et parents mis à disposition en tant que matériel pédagogique dont les droits d'auteurs appartiennent à l'ATE (Association Transports et Environnement), Pédibus-Genève.

Tibus et ses compagnons (extrait)

Dans la ville de Tibus, il y a des tas de maisons. Certaines ont le toit tout plat. On dirait même qu’elles n’en ont pas. D’autres, ont les murs tout biscornus et d’autres encore, ont le toit comme un chapeau pointu. On dirait des clowns…

Dans la ville de Tibus, il y a tellement de maisons, que pour traverser d’un pâté de maisons à un autre, on ne peut même plus compter le nombre de rues et de routes nécessaires. Elles n’en finissent pas de se croiser et de s’entrecroiser. En plus, sur ces routes, il y a une de ces circulations !... Est-ce que vous avez une idée des véhicules que l’on peut trouver sur les routes ?

C’est ça. Des voitures, des motos, des vélo-moteurs, des bus, des camions, des vélos, des scooters… Et sur les trottoirs ? J’ai même vu des poussettes, des trottinettes et des planches à roulettes. Enfin bref, du bruit, des roues et des roulettes, il y en a partout. Finalement, aller à l’école est même devenu dangereux.

Tiens, en parlant d’école, justement, (...)

Patricia Rosselló, 2006

2005

"Au Fil de Soi", conte initiatique édité avec un collectif d'auteurs intitulé "Etranges Parcours, Vol. III" aux Editions In Octavo, St Germain-en-Laye (France).

Au fil de Soi (extrait)

Une fois arrivée sur l’île, comme me l’avait indiqué l’homme du port, je brûlai mon bateau. Aucun retour ne m’était plus possible. Je vivrais ce que j’avais à vivre (...)

(...)

Troc-troc

Trocain-Troqué

Echange rêve à réaliser

contre rêve irréalisé

Kif-Kif répond le badaud

Marché de sots

(...)

(...) A à peine eut-elle dit cela que j’eus l’impression que la lumière s’était éteinte dans mon esprit et je me surpris à naviguer quelque part entre le ciel et la terre, plongée dans le noir le plus complet. Ou plutôt... pas tout à fait, car devant moi il y a avait une petite lueur. Elle me faisait penser à la lueur d’une petite fée que l’on aurait pu rencontrer dans un conte pour enfants. L’idée me parut presque ridicule et j’en ressentis un certain malaise. Pourtant la lueur était bien là devant moi. Sans que je ne décide quoi que ce soit, je me sentis soudain attirée par elle. J’eus l’impression que depuis que la lueur avait capté mon attention, je ne pouvais plus m’en défaire. “La lumière me tient” pensai-je. Et mon mental s’en affola aussitôt. Dans un sens, j’avais clairement perdu le contrôle et dans l’autre, je découvrais un phénomène nouveau qui ne manquait pas de me fasciner : l’extraordinaire force d’attraction que la lumière exerçait sur mon attention. (...)

(...)Cela faisait une demi-heure que l’on marchait quand le berger reprit la parole.

- Je suis content de voir que tu as retrouvé ta bonne humeur.

Je me raidis des pieds à la tête pour aussitôt me rendre compte que mon humeur était tout sauf bonne. Ce type avait le don de m’agacer. Je ne pris même pas la peine de répondre. De toutes façons, il savait exactement ce que je pensais.

- Bien, on verra ça, dit le berger. Là où nous nous rendons, il y a une vieille femme qui pourra t’aider.

- M’aider ? Je ne veux pas que l’on m’aide. Je n’ai besoin de rien. D’ailleurs, je n’ai rien demandé.

Le berger leva les sourcils.

- As-tu déjà oublié avoir demandé à connaître ton histoire Audeylia ? Si je suis là, c’est parce que tu as provoqué notre rencontre, par ta seule pensée.

Par ma pensée ? Ca alors, j’étais donc la source de mon propre destin ! (...)

Patricia Rosselló, Ed. In Octavo, 2005

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